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Anorexie, boulimie: ces troubles apparaissent aussi après 40 ans

Anorexie, boulimie: ces troubles apparaissent aussi après 40 ans

Les troubles du comportement alimentaires, comme l'anorexie ou la boulimie, ne sont plus l'apanage des adolescentes. Ils apparaissent de plus en plus souvent à partir de l'âge de 40 ans, voire plus tardivement. Préoccupation excessive de l'aspect physique, peur maladive de grossir ou de vieillir? Peu importe. Ce qu'il faut c'est prendre en charge ces maladies, rompre le déni et les résistances.

Pourquoi à 40 ans de plus en plus de femmes souffrent de troubles des conduites alimentaires?

Une partie de la réponse peut se trouver dans la pression socioculturelle qui pèse sur les femmes: jeunisme, culte de la minceur, etc. Ces obsessions favorisent le développement de résistances au deuil de la jeunesse, de la séduction physique et de la procréation.

Les femmes souffrant de troubles du comportement alimentaire sont en perpétuelle compétition douloureuse avec les générations antérieures et se fixent des objectifs de maîtrise et de transformation de leur corps totalement irréalisables.

En d'autres termes, ces patientes présentent de graves difficultés à franchir les différentes étapes de la vie, en acceptant les évolutions physiques inévitables qui les accompagnent.

Quels sont les symptômes des troubles du comportement alimentaire?

A tous les âges:

  • Modifications franches du poids,
  • Régimes répétés,
  • Provocation de vomissements.

Plus souvent à partir de 40 ans:

  • Préoccupation excessive de l'aspect physique,
  • Distorsion de l'image du corps,
  • Peur maladive de grossir et de vieillir,
  • Usage de médicaments destinés à réduire le poids et/ou de substances anorexigènes,
  • Pratique intense d'un sport,
  • Maux de tête,
  • Troubles gastro-intestinaux.

Toutefois, il est indispensable de vérifier si ces symptômes sont aux troubles du comportement alimentaires, ou attribuables à d'authentiques maladies qui modifieraient le poids ou à un syndrome dépressif. Le diagnostic doit donc s'accompagner d'un bilan afin d'écarter un éventuel diabète, un cancer, une infection ou encore une hyperthyroïdie. Un trouble dépressif sera par exemple évoqué en cas de troubles du sommeil et d'une insensibilité au plaisir.

Mis à jour par le 10/04/2012
Créé initialement par le 02/08/2005

Sources : Congrès Hebdo, le Quotidien du médecin, 17 juin 2005.

Cet article fait partie du dossier Alimentation et problèmes psy: quand ça part en vrille!

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