Alzheimer, maladie d'Alzheimer

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Cependant, si ces pertes de mémoire s'aggravent graduellement et que d'autres fonctions cognitives (le langage, l'écriture, l'orientation, le savoir-faire, le jugement et le raisonnement) sont atteintes au point de perturber la vie quotidienne et de diminuer l'autonomie, on parle alors de maladie dégénérative neurologique ou de démence. Il s'agit en fait de la mort progressive de certaines cellules du cerveau.

La maladie d'Alzheimer est la démence la plus connue et la plus répandue (on parlait autrefois de gens "gâteux", qui retombaient en enfance").

La maladie d'Alzheimer survient rarement avant la soixantaine et touche environ 6 % des gens de plus de 65 ans. Après 85 ans, le tiers des personnes âgées souffrent d'Alzheimer, et les femmes y sont plus sujettes que les hommes. En raison du vieillissement de la population, les cas augmentent.

La maladie d'Alzheimer se manifeste ainsi :

  • perte de la mémoire à court terme (perte des souvenirs immédiats) ;
  • graduellement, ces pertes gagnent en fréquence et en gravité (par exemple, oublier le nom de ses proches) ;
  • difficulté à effectuer les tâches familières (ne plus savoir cuisiner, faire la lessive, bricoler, etc.) ;
  • problème de langage (oublier des mots ou utiliser des mots inappropriés, etc.) ;
  • désorientation dans l'espace et dans le temps (s'égarer dans son quartier, ne plus savoir comment se rendre chez soi, par exemple) ;
  • jugement affaibli (ne pas se rendre compte de la gravité des symptômes, se vêtir de façon inappropriée, comme par exemple, enfiler un manteau d'hiver en plein été, etc.) ;
  • difficultés face aux notions abstraites (oublier la notion des chiffres, la signification des anniversaires, etc.) ;
  • objets égarés (ranger les objets dans des endroits saugrenus : le fer à repasser dans le congélateur, le linge sale dans les tiroirs de la cuisine, etc.) ;
  • changements d'humeur ou de comportement (passer très rapidement du calme aux pleurs et à la colère, par exemple, sans raison apparente) ;
  • changement de personnalité (changer totalement de caractère, avoir des comportements difficiles) ;
  • manque d'enthousiasme (devenir apathique, renfermé, ne pas reprendre goût à la vie).

La maladie d'Alzheimer serait due à une déficience neurologique. Les recherches sur la maladie d'Alzheimer n'ont pas encore identifié avec certitude la cause de cette pathologie. Toutefois, les scientifiques se sont aperçus que les cellules fabriquant l'acétylcholine (qui est un neurotransmetteur, c'est-à-dire un messager entre les différentes cellules du cerveau) "mouraient" en nombre grandissant avec la progression de la maladie. Sans acétylcholine, la communication entre les cellules devient impossible, ce qui explique la perte des fonctions cognitives. Dans certains cas, il semble que des gènes héréditairement défectueux puissent être responsables de cette disparition progressive et prématurée.

  • Contre Alzheimer : prenez de la vitamine E. Bien qu'aucune étude n'ait encore scientifiquement prouvé son efficacité, il semble que la vitamine E ralentisse la progression de la maladie d'Alzheimer. C'est d'ailleurs pour cette raison que les médecins ajoutent cette vitamine au traitement médical de la maladie. Si aucune étude scientifique ne certifie, preuve à l'appui, que la vitamine E préserve de la maladie d'Alzheimer, il n'est pas interdit d'en prendre tous les jours, au cas où... (entre 800 et 2000 UI par jour). Après tout, elle a bien d'autres effets bénéfiques : elle prévient le vieillissement et l'ostéoporose, favorise la fécondité et régularise la circulation. Toutefois, si vous prenez déjà des médicaments anticoagulants, des doses élevées de vitamine E pourraient accroître les problèmes sanguins. Ne courez pas de risque : parlez-en d'abord à votre médecin.
  • Contre Alzheimer, servez-vous de votre tête ! Tout comme il faut renforcer un bras faible, garder le cerveau en forme peut fort bien vous aider à vous protéger de la maladie d'Alzheimer. Comment faire ? En ayant une activité intellectuelle soutenue. Lisez beaucoup, jouer au Scrabble, faites des mots croisés, des mots mystères, des casse-tête, bref... faites marcher vos méninges !
  • Contre Alzheimer, faites de l'exercice physique ! Certaines recherches indiquent que l'activité physique peut aussi stimuler la mémoire, sans qu'on sache exactement pourquoi. Adoptez une activité que vous aimez (une simple promenade suffit) et pratiquez-la au moins trois fois par semaine, à raison de 20 minutes chaque fois.


SI VOUS ETES UN PROCHE D'UN MALADE ALZHEIMER :
  • De manière générale, demeurez attentif au comportement des personnes âgées qui vous entourent. Habituellement, une personne âgée présentant des perte de mémoire anormales ne s'en aperçoit pas. Emmenez-la consulter un médecin et n'hésitez pas à l'accompagner lors de ses déplacements et de ses activités.
  • Cherchez de l'aide. Vivre avec une personne qui souffre de la maladie d'Alzheimer est très difficile, d'autant plus que les symptômes vont toujours en s'aggravant. Elle devra éventuellement être "placée" dans un centre spécialisé. Ne vous isolez pas en cherchant à tout faire vous-même. En outre, n'hésitez pas à contacter l'association Alzheimer de votre région. Vous y recevrez conseils et soutien.
  • Prenez des dispositions légales. Tout le monde devrait prendre des dispositions en cas d'une éventuelle inaptitude. Pour cela, il faut remplir un mandat d'inaptitude, offert gratuitement dans les cabinets d'avocats et de notaires. Cette démarche consiste à déléguer, à une personne choisie, la responsabilité de protéger et de gérer ses biens ou sa personne au cas où, pour une raison ou pour une autre, on devient incapable de le faire. Si l'un de vos proches commence à perdre la mémoire, vous devriez l'inciter rapidement à remplir un mandat d'inaptitude avant qu'il ne soit plus en mesure de le faire. D'ailleurs, tout le monde devrait en faire autant.
  • Demandez l'assistance de la curatelle. Si l'un de vos proches souffre de la maladie d'Alzheimer, vous devez prendre des dispositions légales quant à l'administration de ses biens. S'il a déjà rempli un mandat d'inaptitude, il faut le faire homologuer, c'est-à-dire le faire valider par un juge (des frais sont à prévoir). Faute de posséder ce document, vous pouvez demander la mise en place d'une curatelle (régime légal d'assistance pour personnes inaptes à gérer leurs biens). Informez-vous auprès d'un avocat ou d'un notaire.
Contre Alzheimer : prenez de la vitamine E. Bien qu'aucune étude n'ait encore scientifiquement prouvé son efficacité, il semble que la vitamine E ralentisse la progression de la maladie d'Alzheimer. C'est d'ailleurs pour cette raison que les médecins ajoutent cette vitamine au traitement médical de la maladie. Si aucune étude scientifique ne certifie, preuve à l'appui, que la vitamine E préserve de la maladie d'Alzheimer, il n'est pas interdit d'en prendre tous les jours, au cas où... (entre 800 et 2000 UI par jour). Après tout, elle a bien d'autres effets bénéfiques : elle prévient le vieillissement et l'ostéoporose, favorise la fécondité et régularise la circulation. Toutefois, si vous prenez déjà des médicaments anticoagulants, des doses élevées de vitamine E pourraient accroître les problèmes sanguins. Ne courez pas de risque : parlez-en d'abord à votre médecin.

  • Contre Alzheimer, servez-vous de votre tête ! Tout comme il faut renforcer un bras faible, garder le cerveau en forme peut fort bien vous aider à vous protéger de la maladie d'Alzheimer. Comment faire ? En ayant une activité intellectuelle soutenue. Lisez beaucoup, jouer au Scrabble, faites des mots croisés, des mots mystères, des casse-tête, bref... faites marcher vos méninges !
  • Contre Alzheimer, faites de l'exercice physique ! Certaines recherches indiquent que l'activité physique peut aussi stimuler la mémoire, sans qu'on sache exactement pourquoi. Adoptez une activité que vous aimez (une simple promenade suffit) et pratiquez-la au moins trois fois par semaine, à raison de 20 minutes chaque fois.


SI VOUS ETES UN PROCHE D'UN MALADE ALZHEIMER :
  • De manière générale, demeurez attentif au comportement des personnes âgées qui vous entourent. Habituellement, une personne âgée présentant des perte de mémoire anormales ne s'en aperçoit pas. Emmenez-la consulter un médecin et n'hésitez pas à l'accompagner lors de ses déplacements et de ses activités.
  • Cherchez de l'aide. Vivre avec une personne qui souffre de la maladie d'Alzheimer est très difficile, d'autant plus que les symptômes vont toujours en s'aggravant. Elle devra éventuellement être "placée" dans un centre spécialisé. Ne vous isolez pas en cherchant à tout faire vous-même. En outre, n'hésitez pas à contacter l'association Alzheimer de votre région. Vous y recevrez conseils et soutien.


  • Prenez des dispositions légales. Tout le monde devrait prendre des dispositions en cas d'une éventuelle inaptitude. Pour cela, il faut remplir un mandat d'inaptitude, offert gratuitement dans les cabinets d'avocats et de notaires. Cette démarche consiste à déléguer, à une personne choisie, la responsabilité de protéger et de gérer ses biens ou sa personne au cas où, pour une raison ou pour une autre, on devient incapable de le faire. Si l'un de vos proches commence à perdre la mémoire, vous devriez l'inciter rapidement à remplir un mandat d'inaptitude avant qu'il ne soit plus en mesure de le faire. D'ailleurs, tout le monde devrait en faire autant.


  • Demandez l'assistance de la curatelle. Si l'un de vos proches souffre de la maladie d'Alzheimer, vous devez prendre des dispositions légales quant à l'administration de ses biens. S'il a déjà rempli un mandat d'inaptitude, il faut le faire homologuer, c'est-à-dire le faire valider par un juge (des frais sont à prévoir). Faute de posséder ce document, vous pouvez demander la mise en place d'une curatelle (régime légal d'assistance pour personnes inaptes à gérer leurs biens). Informez-vous auprès d'un avocat ou d'un notaire.

  • Les perte de memoire sont devenues anormales.
  • Vous remarquez un changement dans les capacités de fonctionnement de la personne.

Avant de diagnostiquer une maladie dégénérative neurologique ou maladie d'Alzheimer, le médecin vérifie la médication, avec ou sans prescription, et écarte toute possibilité de trouble physique ou mental qui affecte les fonctions intellectuelles. Il n'existe pas de tests spécifiques pour la maladie d'Alzheimer. Elle se diagnostique par une évaluation médicale et par un questionnaire détaillé et méticuleux. De préférence, un proche accompagne la personne qui consulte et peut fournir de précieuses informations au médecin.

La maladie d'Alzheimer ne peut pas, à proprement parler, être guérie. On peut toutefois tenter d'en ralentir l'évolution. Pour ce faire, les médecins prescrivent des médicaments préservant la survie des cellules qui fabriquent l'acétylcholine. Ces médicaments donnent de bons résultats, car ils diminuent les symptômes et permettent à la personne, malade Alzheimer, de mener une vie plus normale. Toutefois, même ralentie, la maladie d'Alzheimer continue de progresser et il arrive un moment où les médicaments ne sont plus d'aucun secours. Les recherches pharmaceutiques sont très actives dans le domaine des maladies dégénératives neurologiques et de nouveaux produits seront disponibles d'ici quelques années. En outre, les médecins accompagnent le traitement de la maladie d'Alzheimer par un supplément de vitamine E, un antioxydant qui, semble-t-il, ralentit aussi la progression de la maladie. Les doses peuvent varier entre 800 et 2000 UI par jour. On ne meurt pas de la maladie d'Alzheimer. Si le décès survient généralement entre 7 et 15 ans après le diagnostic, il est dû aux complications entraînées par la perte d'autonomie. Les personnes atteintes finissent par s'affaiblir et être emportées le plus souvent par une pneumonie.

Publié par <a href="/taxonomy/term/18891" hreflang="fr">Dr Alain Robillard, Neurologue</a> le 13/11/2001 - 01h00 Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001
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