Respirer tous les jours l'air pollué de nos villes aux heures de pointe et avoir une alimentation trop riche en graisses saturées favorise l'athérosclérose, c'est-à-dire l'apparition de dépôts lipidiques sur les parois des artères, qui peuvent occasionner notamment un infarctus du myocarde.
Nous sommes des millions à affronter tous les jours la pollution des grandes villes pour nous rendre au travail. Une exposition fréquente, même courte, à des niveaux de pollution particulièrement élevés, comme ceux observés pendant les heures de pointe dans les grandes villes, peut favoriser l'athérosclérose, l'apparition de dépôts de cholestérol (plaques d'athérome) sur les parois des artères. Et le risque est d'autant plus grand pour les personnes qui mangent trop gras, c'est-à-dire dont l'alimentation est trop riche en graisses saturées, particulièrement si elles sont déjà à risque de développer une maladie cardiovasculaire.
Il semblerait que lorsque les particules de pollution pénètrent dans les poumons, elles provoquent une réponse inflammatoire dans les cellules des poumons qui, à leur tour, déclenchent une inflammation sur les parois des artères, qui entraîne alors la formation de plaques d'athérome et l'athérosclérose. Les particules de pollution peuvent aussi affecter les vaisseaux sanguins en les empêchant de se dilater, ce qui est également une manifestation de l'athérosclérose.
C. De Kock, journaliste santé
14/02/2006
Sun, Q. The Journal of the American Medical Association, Dec. 21, 2005; vol 294: pp 3003-3010.
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