Affections des organes génitaux chez l'homme

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Région cutanée du pénis, de la région inguinale (de l'aine) et du scrotum

  • démangeaisons ;
  • rougeur ;
  • sécrétions ;
  • inconfort ou douleur lors de l'érection ;
  • verrues ou boutons.
Testicules et masses au scrotum
  • masses de consistance molle ou modérément dures ;
  • douleur ;
  • fièvre ;
  • augmentation du volume des testicules et difficulté à uriner.

Région cutanée du pénis, de la région inguinale (de l'aine) et du scrotum

  • Irritation de la peau du scrotum (sac qui contient les testicules). Chez les sportifs ou les obèses, ou encore pendant les grandes chaleurs estivales, la transpiration abondante peut finir par causer de l'irritation, entraînant rougeur et démangeaisons. Les produits parfumés, savons et assouplissants, peuvent également en être responsables.
  • Poux du pubis. Ces parasites, communément appelés "morpions", s'attrapent par contact sexuel (la relation sexuelle n'est pas nécessaire) et se logent surtout dans les poils pubiens, provoquant de très fortes démangeaisons. Ils sont visibles à l'oeil nu et peuvent être facilement détectés. En général, ils apparaissent entre 10 et 14 jours après le contact sexuel.
  • Mycose (Tinea cruris). Les champignons prolifèrent dans les milieux humides. On en retrouve donc souvent à l'aine et sous le prépuce des hommes non circoncis ou chez les diabétiques (l'urine sucrée, qui peut être présente dans les sous-vêtements, est particulièrement favorable au développement des champignons). Ils se manifestent par une rougeur, des démangeaisons, des sécrétions et, dans de rares cas, une odeur forte.
  • Condylomes. Ce sont des verrues siégeant dans la région génitale, parfois difficiles à identifier, car elles peuvent être microscopiques ou ressembler à de simples boutons rosés. Il s'agit d'une MST (maladie sexuellement transmissible) ayant une période de latence pouvant aller jusqu'à plusieurs mois. On les appelle aussi "crêtes de coq", "choux-fleurs", "verrues-figues". Chez les femmes, les condylomes sont associés au cancer du col de l'utérus.
  • Kystes sébacés. Boutons de consistance modérément dure et d'aspect blanchâtre ou jaunâtre sur le scrotum. Ils sont causés par un blocage des glandes sébacées, qui continuent de sécréter, et ils peuvent être accompagnés d'écoulements jaunâtres. C'est surtout un problème esthétique.
  • Rétrécissement du prépuce (phimosis). Pour différentes raisons, la peau du prépuce peut perdre son élasticité. Cela peut entraîner de l'inconfort ou de la douleur lors de l'érection.
  • Herpès. Maladie sexuellement transmissible (MST) qui entraîne l'apparition de lésions bulleuses (comme des bulles) qui finissent par rompre et sécher, laissant une rougeur et des croûtes.
  • Cancer du pénis. Heureusement très rare, ce cancer de la peau est très grave. il se présente au début comme une plaie rougeâtre sur le pénis. Une plaie qui ne guérit pas devrait être examinée par un médecin.
Testicules et masses au scrotum
  • Kystes de sperme (spermatocèle). Il s'agit d'une accumulation de sperme dans un kyste, causée par une fuite de sperme hors du canal déférent. Ces masses, de consistance plutôt molle (parfois aussi grosses que des balles de golf), se logent habituellement au-dessus des testicules. Même si ces kystes sont douloureux dans certains cas, ils n'ont rien d'alarmant et il ne s'agit pas d'un cancer (consulter un médecin en cas de doute).
  • Inflammation de l'épididyme (épididymite). Chez les hommes de moins de 35 ans, l'inflammation de cet organe situé sur le bord des testicules est habituellement causée par la gonorrhée ou une infection à Chlamydia. Chez les sujets plus âgés, il s'agit généralement d'une infection urinaire (on constatera alors une difficulté à uriner). L'inflammation se traduit par une augmentation considérable du volume des bourses (pouvant atteindre la grosseur d'une orange), de la douleur, de la fièvre et une rougeur.
  • Abcès. C'est un amas de pus qui ressemble à un gros bouton et se situe à l'intérieur du scrotum ou dessus, plus particulièrement chez les hommes qui ont subi une intervention chirurgicale au niveau de cette région (une vasectomie par exemple) et qui ont développé une infection. On peut parfois faire de la fièvre.
  • Douleur inguinale. Les testicules étant reliés aux muscles abdominaux, lorsque ces derniers sont distendus, souvent du fait d'une obésité abdominale, il se produit une douleur dans la région de l'aine.
  • Granulomes post-vasectomie. La vasectomie consiste à couper le canal déférent. Même après plusieurs années, il peut y avoir de petites fuites de spermatozoïdes, qui sont alors perçus par l'organisme comme un corps étranger, ce qui entraîne une douleur forte et intermittente au niveau du scrotum.
  • Hernie. Une partie de la paroi abdominale peut déborder dans le scrotum, ce qui donne lieu à une augmentation du volume des bourses.
  • Varice dans le scrotum (varicocèle). Il s'agit de la dilatation de veine à l'intérieur du scrotum. Cela se présente comme une masse mal définie et plutôt molle, le plus souvent située en haut du testicule gauche. Elle entraîne parfois une impression de pesanteur dans les testicules et peut parfois être associée à un problème de fertilité.

  • Soulager la douleur. Un ou deux comprimés d'acétaminophène (325 mg ou 500 mg) quatre fois par jour, jusqu'à un maximum de 4 g par jour, aideront à soulager la douleur. Des anti-inflammatoires peuvent aussi être utilisés selon la dose recommandée par le fabricant. Vous pouvez prendre un des deux médicaments ou les deux si la douleur est difficile à maîtriser. Vous pouvez également appliquer de la glace (enroulée dans une serviette) sur la région douloureuse.
  • S'abstenir de toucher aux verrues et de tâter les masses fréquemment. Cela risquerait de provoquer une infection et de la douleur.
  • Diminuer l'irritation. Lavez-vous rapidement après une forte transpiration. Adoptez des savons non parfumés et séchez-vous correctement. Vous pouvez saupoudrer vos sous-vêtements de poudre pour bébé ou appliquer du Zincofax sur les parties concernées.
  • Prendre certaines précautions vestimentaires. Si vous avez la peau sensible, bannissez les assouplissants liquides ou en feuilles. Rincez vos vêtements deux fois plutôt qu'une. Ne portez pas de sous-vêtements trop serrés et n'en mettez pas pour dormir. Si vous pratiquez un sport régulièrement, n'oubliez pas de laver vos vêtements tout aussi régulièrement.
  • Pour les poux du pubis. Afin de vous débarrasser de ces parasites, procurez-vous des shampoings et des savons spéciaux, en vente libre dans les pharmacies (et lavez tous vos sous-vêtements à l'eau chaude). Mais avant d'entreprendre ce traitement, assurez-vous du diagnostic.
  • Dans les cas de champignons, laisser la peau à l'air libre. Le meilleur traitement consiste à laisser respirer la peau quelques heures par jour, car les champignons ne survivent pas au contact de l'air. Cela permet également d'empêcher les récidives. L'application de crèmes antifongiques en complément accélère la guérison.
  • S'assurer qu'il s'agit bien de condylomes. Appliquez une débarbouillette mouillée de vinaigre sur la région infectée. Laissez-la au moins deux minutes. Si la lésion a blanchi, il s'agit fort probablement de condylomes, le vinaigre ayant la propriété de blanchir les verrues. Voyez alors votre médecin. Adoptez un comportement sexuel prudent : mettez des préservatifs et prévenez votre partenaire.
  • Se garder en forme. La perte de poids fait diminuer le frottement entre les cuisses et, de ce fait, contribue à éviter l'apparition de champignons et de douleurs inguinales (dans la région de l'aine). Pour les douleurs testiculaires, portez un support scrotal. Il s'agit d'un sous-vêtement qui procure un support particulier aux testicules. On en trouve en pharmacie. Vous pouvez également porter un sous-vêtement en tissu solide qui soutient bien.
  • Pour nettoyer le pénis du bébé. L'hygiène voudrait qu'on rétracte délicatement la peau du prépuce de bébé pour bien nettoyer cette région. Mais la peau n'a pas la même élasticité chez tous les garçons et certaines sont difficilement rétractables. La forcer peut causer des fissures douloureuses. Si vous n'arrivez pas à la rétracter, n'y touchez tout simplement pas ; l'hygiène ne s'en portera pas plus mal. Si on doit recourir à la circoncision, mieux vaut le faire avant la puberté ou avant le début de l'activité sexuelle.

  • Les démangeaisons persistent malgré tous vos efforts.
  • Les champignons réapparaissent régulièrement.
  • Vous avez des condylomes.
  • Vous avez une ou plusieurs masses à l'intérieur du scrotum.
  • Vous constatez une augmentation du volume des testicules.
  • Vous avez des douleurs intenses et de la fièvre.

Votre médecin procédera à un examen complet. Si nécessaire, il aura recours à divers tests, comme une analyse d'urine et une échographie des testicules.

  • Mycose. Si les champignons sur le prépuce réapparaissent malgré toutes les tentatives de traitement telles que les crèmes antifongiques, le médecin s'assurera que les mycoses ne sont pas secondaires au diabète et pourra envisager la circoncision.
  • Condylomes. On peut les traiter de plusieurs façons. On peut d'abord appliquer de la podophylline, un liquide qui brûle les verrues. En cas d'échec, le médecin pourra appliquer de l'azote liquide ou de l'acide trichloroacétique à l'aide d'un coton-tige. Il faut toutefois prévoir plusieurs séances. Et, au besoin, il faudra anesthésier la peau et brûler les condylomes à l'aide d'un courant électrique ou d'un rayon laser. C'est une méthode radicale, qui se pratique dans le cabinet du médecin. Enfin, comme les condylomes ont une période de latence assez longue, l'usage du préservatif est recommandé pendant au moins six mois après la disparition des dernières verrues.
  • Kystes sébacés. Il est chirurgicalement possible d'enlever les kystes sébacés, mais uniquement pour des raisons esthétiques, car ils ne sont aucunement dommageables pour la santé.
  • Rétrécissement du prépuce (phimosis). Dans la plupart des cas, la circoncision est le seul traitement. Le prépuce est enlevé sous anesthésie locale ou générale. Cela permet de dégager le gland.
  • Herpès. On prescrit des antiviraux en crème. Il s'agit d'une maladie récurrente dont il est très difficile de s'en débarrasser.
  • Cancer du pénis. Le traitement consiste à pratiquer une opération pour enlever la lésion. La riadiothérapie est parfois aussi une option. Dans des cas extrêmement rares, on pratiquera l'amputation du pénis.
  • Kystes de sperme. Les chirurgiens les excisent seulement s'ils sont très douloureux.
  • Inflammation de l'épididyme. Elle est traitée à l'aide d'antibiotiques. Si elle est due à une MST (maladie sexuellement transmissible), il faudra également entreprendre un traitement approprié du ou de la partenaire.
  • Abcès. Ils sont soignés par drainage chirurgical.
  • Douleur inguinale. Il n'y a pas vraiment de traitement médical, si ce n'est perdre du poids pour ne pas trop tendre les muscles et suivre un programme de musculation pour les raffermir.
  • Granulomes post-vasectomie. En général, ils disparaissent après quelques jours sans aucune complication.
  • Hernie. Elle nécessite une opération mineure.
  • Varice dans le scrotum (varicocèle). Lorsqu'un varicocèle devient une source d'inconfort importante et que cela nuit au patient dans ses activités de tous les jours, on procède à une chirurgie pour le ligaturer. Par ailleurs, après un an d'infertilité et trois spermogrammes indiquant des résultats de diminution de la mobilité des spermatozoïdes, il peut être nécessaire de ligaturer le varicocèle pour corriger le problème.
/*1251/Auto-examen des testicules /*/
Initialement publié le 31/05/2001 - 02h00 et mis à jour par <a href="/taxonomy/term/19398" hreflang="fr">Dr Michael McCormack, Urologue, Hôpital du Haut-Richelieu, Saint-Jean-sur-Richelieu</a> le 01/08/2005 - 02h00 Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005
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