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Acné: les médicaments ne causent pas de suicides

Acné: les médicaments ne causent pas de suicides
Les médicaments contre l'acné, l'isotrétinoïne (souvent connue sous le nom de roaccutane) plus précisément, n'augmentent pas le risque de suicide. Mais l'acné, oui!

L'acné, le roaccutane et les suicides


L'isotrétinoïne (Roaccutane) est un dérivé de la vitamine A qui est utilisé dans le traitement des acnés sévères. Il s'agit d'un médicament très efficace, mais ses effets secondaires et risques sont relativement nombreux. Ainsi, les femmes qui en prennent doivent utiliser de préférence deux moyens de contraception, parce que le risque de malformation ou de mort du foetus en cas de grossesse est très élevé. Un autre risque souvent cité est celui d'idées dépressives et même de suicide. Associés à des effets secondaires souvent gênants (photosensibilité qui empêche de se mettre au soleil, sécheresse de la peau, risques pour le foie...), ces risques font de l'isotrétinoïne un médicament à mauvaise réputation. Malheureusement pour les personnes qui souffrent d'une acné très prononcée!

L'isotrétinoïne n'augmente pas le risque de suicide


Une étude publiée ce mois-ci dans le British Medical Journal vient cependant de montrer que l'isotrétinoïne n'augmente pas d'elle-même le risque d'idées noires, ni de suicide. Des chercheurs suédois se sont penchés sur les suicides pendant un traitement à l'isotrétinoïne, mais aussi quelques années avant et quelques années après. Résultat: le risque de suicide augmente avant le traitement, et il reste élevé jusqu'à six mois après que le patient ait cessé de prendre le médicament. La hausse constatée pendant la prise du médicament n'est pas nulle, mais elle n'est pas non plus suffisante pour être significative. Ces résultats semblent indiquer que le risque serait plutôt dû à l'acné elle-même qu'au médicament. La conclusion des chercheurs est claire: l'association entre traitement contre l'acné et suicide justifie amplement que l'on prête attention aux personnes qui sont sous isotrétinoïne jusqu'à un an après la fin du traitement. Mais en revanche elle n'est pas suffisante pour que l'on renonce à traiter pour leur acné des personnes qui sont déprimées ou ont une tentative de suicide dans leur histoire.

Article publié par le 15/11/2010

Sources : Anders Sundström, British Medical Journal, novembre 2010

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