Accouchement prématuré : comment mesurer le risque ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 11/10/2013 - 15h40
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Bien qu'encore souvent pratiquée dans les cabinets médicaux, la mesure de la fréquence des contractions utérines ne permet pas de prédire les accouchements prématurés, pas plus que les autres tests de dépistage.

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Grossesse, accouchement et contractions

La grossesse, surtout la première, est une période pendant laquelle la jeune maman multiplie les interrogations et les inquiétudes. En particulier, la crainte d'un accouchement prématuré pouvant mettre en péril la vie du bébé, revient souvent.

Quand des contractions arrivent précocement, cette crainte grandit et le médecin entre en jeu.

Logiquement, les médecins mesurent la fréquence de ces contractions afin d'évaluer notamment le risque d'un accouchement prématuré. Mais il faut savoir que cette mesure ne donne pas toujours une indication exacte du risque.

Valeur prédictive de la mesure de la fréquence des contractions ?

En effet, la fréquence des contractions étaient effectivement plus importante chez les femmes qui accouchaient prématurément (avant 35 semaines de grossesse). Mais il n'a cependant pas été possible de déterminer une valeur seuil pouvant avoir une valeur prédictive d'un accouchement prématuré.

D'autres tests de dépistage d'accouchement prématuré comme l'évaluation de l'ouverture du col par toucher digital ou par échographie ou encore le dosage de certaines substances dans les sécrétions présentes au niveau du col utérin, sont utiles mais ne permettent pas non plus de donner une certitude quant au risque.

Face à des contractions trop rapprochées, les médecins procéderont donc à une évaluation globale de la santé de la mère et du foetus pour déterminer la conduite à tenir. Celle-ci peut faire intervenir différents éléments :

  • Dans tous les cas, repos complet au lit pour la mère et traitement des raisons éventuelles de la menace d'accouchement prématuré.
  • Médicaments destinés à retarder l'accouchement.
  • Traitement à base de corticoïdes qui vont accélérer la maturation des poumons du foetus, pour lui laisser plus de chances au cas où l'accouchement soit inévitable.
  • Hospitalisation de la mère dans une unité spécialisée.
Initialement publié par Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 16/02/2002 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 11/10/2013 - 15h40

Iams. N Engl J Med 2002; 346: 250-255. Collège national des Gynécologues et Obstétriciens Français.

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