Accordons plus d'attention aux protéines

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 01/03/2005 - 00h00
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Plus que la quantité, c'est maintenant la qualité des nutriments que nous ingérons qui semble primordiale dans la prévention des maladies dégénératives. C'est déjà vrai pour les graisses et les glucides. Les protéines n'échappent pas non plus à la règle…

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Dans la nature, il faut distinguer deux grandes catégories de sources de protéines. D'un côté, les protéines d'origine animale qui regroupent la viande, le poisson, les Œufs et les produits laitiers. De l'autre, les protéines végétales, abondantes dans les produits céréaliers ou les légumineuses. Les protéines animales ont un léger avantage sur les protéines végétales : elles comportent tous les acides aminés essentiels, dans les proportions appropriées. Dans le monde végétal, la qualité des protéines est souvent plus faible, car un acide aminé ou l'autre peut faire défaut. On aurait cependant tort de croire que les protéines végétales sont moins utiles que les protéines animales. Bien au contraire. Idéalement, les apports en protéines végétales et en protéines animales devraient être équilibrés. Idéalement…

Boucherie, charcuterie...

Cependant, on est loin du compte. En tant que pays d'Europe septentrionale, nous avons de fortes traditions " bourguignonnes ", associées à une grande culture du lait et des produits laitiers. En clair, nous consommons de grandes quantités de viande et de produits de viande, ainsi que des laitages en grand nombre. Notre consommation de végétaux est, en revanche, plus limitée, surtout par rapport à il y a une cinquantaine d'années. Pour certains experts mondiaux, ce déséquilibre entre protéines animales et protéines végétales aurait des répercussions néfastes sur notre santé. De plus en plus de travaux soulignent d'ailleurs l'impact négatif d'un excès de viande rouge et de laitages gras sur le cŒur et les artères.

Prudence avec Atkins

En effet, récemment, des chercheurs américains (aux Etats-Unis, 1 million d'animaux sont mangés chaque heure qui passe !) ont montré, chez 29.000 femmes ménopausées, qu'une grande consommation de protéines de viande rouge (plus de deux portions par jour) et de produits laitiers était associée, par rapport à une consommation raisonnable, à une augmentation de près de 40 % du risque de décéder de maladies cardiovasculaires dans les 15 ans.Or, c'est précisément ce vers quoi tend le régime Atkins, très à la mode aujourd'hui, avec sa " débauche " de protéines animales et de graisses. Efficace sur le poids à court terme (comme la plupart des régimes), de sérieux doutes pèsent aujourd'hui sur ce type de régime au long cours, en termes de maladies cardiovasculaires. Assurément, c'est donc un mode de vie alimentaire à ne pas prolonger toute sa vie !

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 01/03/2005 - 00h00
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