
Parti d’Angleterre sous l’impulsion de Dame Cicely Saunders qui fonda en 1967 le St Christopher’s Hospice, le mouvement des soins palliatifs s’est aujourd’hui largement étendu aux autres pays.
Les soins palliatifs s’adressent au malade, à sa famille et à sa communauté, qu’il se trouve à domicile ou en institution. Le malade est placé au centre du processus des soins; la mort est envisagée comme un phénomène normal de la vie humaine.
Soulagement de la douleur physique, de la souffrance psychologique, sociale et spirituelle, les soins palliatifs tentent de préserver la qualité de vie du patient quel que soit le stade d’évolution de sa maladie. Il s’agit de pallier afin d’apporter la qualité d’un réconfort et ce, sans limite dans le temps et sans restriction à une pathologie (cancer).
Pour que tout soignant soit en mesure d’accompagner ses malades jusqu’à leur mort, le législateur a voulu appuyer le mouvement des soins palliatifs en constituant en 1997 dans notre pays “les associations en matière de soins palliatifs” encore appelées Plates-formes.
Une Plate-forme des Soins Palliatifs rassemble ainsi toutes les structures de soins qui ont intégré la dimension palliative dans leur fonctionnement. Elle s’efforce de sensibiliser l’opinion, d’informer les professionnels, de former les bénévoles, d’encourager l’enseignement des soins palliatifs et, plus globalement, de susciter la réflexion en réseaux interdisciplinaires. Elle regroupe des hôpitaux, des institutions d'hébergement, des organisations d'aide aux familles et des associations de médecins généralistes.
Sur le terrain, les structures de soins d'aide à domicile regroupent des équipes composées d'un médecin généraliste, d'infirmières, de kinésithérapeutes, logopédes, pédicures et d'aides soignantes. La démarche d'accompagnement de ces intervenants consiste à apporter non seulement tous les soins curatifs et préventifs nécessités par l'état du patient mais aussi à être disponibles, c'est à dire être à l'écoute des besoins du patient, de ses sentiments, de ses angoisses …
Depuis le 1er janvier 2002, l'assurance maladie obligatoire accorde une intervention forfaitaire dans le coût des médicaments, des auxiliaires et du matériel de soins nécessaires à la dispensation des soins palliatifs à domicile.
Des centres de jour pour patients en phase terminale commencent à se développer. Mi-2002 une dizaine de centres de jour ont été reconnus par l'INAMI en Belgique et bénéficient donc d'un soutien financier.
C'est grâce à ces initiatives que les patients peuvent rester plus longtemps chez eux et être suivi par leur médecin habituel.