Accidents de ski, une question de timing

Mise à jour par journaliste santé le 21/03/2011 - 18h06
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Les amoureux du ski ont bien de la chance de pouvoir ménager une semaine par an pour s’adonner à leur passion. Quelques conseils pour éviter les accidents.

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Accidents de ski: le troisième jour surtout

Les médecins et personnels infirmiers en poste dans les stations de ski rapportent que la majorité des accidents survient au troisième jour des vacances. Pourquoi? Tout simplement parce que le skieur prend alors confiance en ses possibilités et, en même temps, ignore sa propre fatigue. En cause, la maladresse et une trop grande faiblesse musculaire, du moins chez les adultes. C’est pourquoi une bonne préparation physique de plusieurs semaines précédant le départ au ski réduit sensiblement les risques. Et si les accidents de ski sont moins nombreux qu'autrefois, ils sont souvent plus graves. Ainsi, l'amélioration des techniques de glisse a créé des situations explosives où des skieurs - pas toujours confirmés - défilent à des vitesses folles sur de véritables boulevards de neige. Il faut savoir qu'aujourd'hui, les collisions sont à l'origine de la moitié des accidents de ski. Et elles touchent une écrasante majorité d'enfants! Un effort de prévention doit donc être mené par une réglementation plus stricte de la vitesse à ski, comme cela se passe déjà aux USA, avec de véritables shérifs des neiges verbalisant les skieurs trop impétueux. En attendant, le port du casque apparaît indispensable pour les mini-dévaleurs des pentes.

 

Des accidents bêtes

Parfois la casse est due à une chute bénigne dont les conséquences peuvent être gravissimes. Une glissade au pied du téléski, par exemple, ne permet pas au pied de sortir de sa fixation et peut entraîner des dégâts considérables à l'intérieur du genou. Voilà pourquoi il est si important d'apprendre à tomber sur le flanc, sans se faire mal... Ce manque d'expérience se trouve à l'origine de nombreux accidents, surtout chez les skieurs débutants, trois fois plus souvent blessés que les skieurs confirmés. Mais ces derniers ne sont pas à l’abri de tous dangers pour autant.

Les lésions des membres supérieurs constituent environ le tiers des traumatismes et résultent la plupart du temps d'un choc de l'épaule sur une neige dure (luxations, fractures, disjonctions, ruptures tendineuses, etc.) ou, plus fréquemment encore, d'une réception malencontreuse sur la main posée à plat sur la neige, ce qui entraîne un écartement violent du pouce coincé par la dragonne du bâton. Il s'ensuit alors souvent une entorse du ligament latéral interne de l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce, très facile à diagnostiquer par l'impossibilité qu'éprouve généralement le blessé de saisir un objet entre le pouce et l'index. Heureusement, on trouve aujourd'hui des gants avec une armature de renfort qui protège doigts et poignet. En se munissant du meilleur matériel possible et en adoptant un maximum de règles de prudence, on arrive à éviter les écueils de la neige et par là-même à passer de bonnes vacances de ski!

Initialement publié par journaliste santé le 21/03/2011 - 18h06 et mis à jour par journaliste santé le 21/03/2011 - 18h06
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