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Accident du travail dans les hôpitaux : conscientisation et prévention

Accident du travail dans les hôpitaux : conscientisation et prévention
Les accidents par piqûre sont les accidents du travail les plus fréquents dans les hôpitaux belges et peuvent être à l'origine d'infections chez les membres du personnel hospitalier, principalement par des virus, tels que le VIH, le virus de l'hépatite B ou le virus de l'hépatite C. Souvent, outre la maladie, les conséquences psychiques, financières et juridiques sont importantes.

Risque d'hépatite C

70% des accidents dans les hôpitaux pourraient être évités par une bonne conscientisation accompagnée de mesures de prévention. C'est ce qui ressort des résultats de la surveillance organisée ces dernières années dans les hôpitaux par l'Institut Scientifique de Santé Publique (ISP). Chez le personnel infirmier, à la suite d'un accident par piqûre, c'est le risque d'hépatite C qui est le plus élevé.

Les hôpitaux belges signalent en moyenne 10 accidents par piqûre par 100 lits d'hôpital. Annuellement, il se produit donc 5.700 accidents par piqûre dans l'ensemble des hôpitaux généraux belges. Mais comme beaucoup d'accidents par piqûre ne sont pas signalés, on peut supposer que le nombre réel est plus élevé (plus du double, selon une étude américaine des Centers for Disease Control and Prevention). D'après les rapports d'accidents, la plupart des cas concernent le personnel infirmier. Plus d'1 cas sur 3 survient lors de l'élimination. A noter que, dans 1 cas sur 10, l'accident est signalé par un membre du personnel de la logistique (surtout des techniciennes de surface), blessé par une aiguille qui traîne. Parmi les cas signalés, plus d'1 sur 10 implique un patient infecté, et le risque d'infection est donc réel. Le risque d'infection par le VIH à partir d'une aiguille infectée est à peine de 30‰. Le risque d'hépatite B est, quant à lui, de 3 sur 10, mais pratiquement tout le personnel infirmier est vacciné contre ce virus. Le risque d'hépatite C est de 3% mais cette infection est beaucoup plus dangereuse ; en effet, l'hépatite C, pour laquelle il n'existe pas de vaccin mais uniquement un traitement antiviral, peut se compliquer de cancer du foie et de cirrhose hépatique.

Bien plus que le seul risque d'infection

D'après les résultats de l'étude, qui demandent encore à être confirmés, le nombre d'infections par le virus de l'hépatite C est estimé à 0,6 à 6 par an. L'infection par le VIH survient à raison d'1 cas tous les 5 ans. Même si ces chiffres paraissent peu importants, toute infection du personnel doit être évitée par des mesures de prévention : chaque infection est une infection de trop.
Les accidents par piqûre peuvent aussi avoir des conséquences importantes à d'autres niveaux. Même si aucune infection ne se développe, la pression psychologique pour le travailleur et pour sa famille ne doit pas être sous-estimée. Lorsqu'une personne s'est piquée avec une aiguille, ce n'est qu'au bout de 6 mois qu'on peut lui dire avec certitude qu'elle n'est pas infectée. En outre, ces accidents ont également des retombées financières (tests sérologiques chez la victime et chez le patient, consultations de suivi, incapacité de travail, médicaments antiviraux, etc.).

Article publié par le 08/08/2006

Sources : Résultats de l'étude de l'ISP "70% des accidents par piqûre dans les hôpitaux belges peuvent être évités", 26 juillet 2006.

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